L'édito du Bourgmestre

Edito d'avril 2017


Chères concitoyennes,

Chers concitoyens,

 

Groggys mais toujours debout ! Le 22 mars dernier, c’était une Belgique sens dessus-dessous, luttant pour sa propre survie et aujourd’hui qui se cherche. Des questions se posent, la période de deuil s’en allant. Le Conseil Communal se tenait le même jour avec une minute de silence avant laquelle j’exprimais, au nom de tous ses membres, mes plus sincères sentiments de sympathie aux personnes affectées par cet « acte de barbarie ». J’assurais le Conseil en lui indiquant que notre personnel n’avait pas de connaissances impliquées. Je m’inquiétais de savoir si c’était aussi le cas des conseillers.

J’annonçais aussi la mise en berne de nos drapeaux et le Conseil se prononçait en faveur de la tenue d’un registre de condoléances. Celui-ci sera transmis à la ville de BRUXELLES pour disposition.

La tristesse s’imposait. La belgitude en pris un gros coup sur la tête, Belges traités de laxistes et de libéraux démocrates par des commentateurs étrangers qui s’autorisent. Peut-on déjà dire qu’on apprendra suffisamment de nos erreurs et que nous en sortirons plus forts ?

Aujourd’hui, le deuil passé, l’heure est au questionnement. Aux bonnes questions à se poser. A côté de toutes celles que l’on repasse, celles concernant la responsabilité, celles relatives à l’état de notre jeunesse et des différences dans notre pays, je ne peux m’empêcher de faire la réflexion suivante. Comment un pays peut-il être en alerte de niveau 4 et laisser aux terroristes le choix de leur cible ? Autrement dit, un niveau d’alerte 5 n’est-il pas indispensable, niveau lors duquel les plans d’urgence de plateformes publiques se mettraient en route ? Ainsi, à la première explosion et à l’écoute de cette information, les autorités ne devaient-elles pas passer à la vitesse supérieure et vider les gares, métros, aéroports régionaux ?

Et encore une fois au niveau communal, j’ai demandé à notre cellule de sécurité de se réunir et revoir si les plans d’urgence sont en ordre et que chaque intervenant sait ce qu’il doit faire en cas d’évènement. En effet, nous cumulons les différents plans en fonction de l’évènement à gérer. Et encore est-il utile de s’assurer de leur fonctionnement et utilité.

 

Pierre-Henri LUCAS,

Bourgmestre.

 phlucas 
   

 

Actions sur le document